Livres

2016

Rendre justice au travail. Ethique et politique dans les organisations

Le travail est le grand oublié des théories de la justice sociale. Or, s’il y a bien un lieu où nous faisons l’expérience de l’injustice, c’est le travail. Comment en sommes-nous arrivés là ? 
Ce livre mène l’enquête et ouvre des perspectives. Après avoir reconstruit une histoire du rapport entre travail et valeurs, pointé les risques d’une simple « moralisation du capitalisme », il propose d’identifier quatre modèles de justice : éthique de la discussion, éthique du compromis, éthique du développement, éthique de la reconnaissance. 
Comment ces modèles permettent-ils d’affronter les injustices inhérentes à la vie professionnelle ? En quoi donnent-ils aux acteurs les moyens de surmonter les dilemmes, les conflits de valeur auxquels ils font face ? Qu’exigent-ils de chacun d’eux ? Plus largement, dans quelle mesure contribuent-ils à renouveler l’action politique – notamment syndicale – sur ces questions ?
Écrit de façon didactique, ce livre s’adresse à tous ceux qui voient dans le travail un lieu essentiel de formation du rapport aux autres et à soi, tous ceux qui, pour cette raison même, entendent relever le défi d’un travail plus juste.

Matthieu de Nanteuil / Presses Universitaires de France

  Disponible sur le site des PUF

2014

La vulnerabilidad del mundo. Democracias y violencias al tiempo de la globalizacion

El presente libro es el producto de la colaboración plurianual entre el Grupo de Investigación en Teorías Políticas Contemporáneas (Teopoco), de la Universidad Nacional de Colombia, y el Centro de Investigaciones Interdisciplinarias Democracia, Instituciones y Subjetividad, de la Universidad Católica de Lovaina (CriDIS/IACCHOS/ UCL).

Sus artículos y entrevistas pretenden presentar una reflexión amplia y variada sobre diversas situaciones de violencia en el mundo, mediante contribuciones de autores invitados que provienen de diferentes disciplinas (ciencias políticas, derecho, filosofía, historia, sociología y sicología). Su punto de partida es el interés compartido por un país como Colombia, donde la violencia ha adquirido características estructurales, a pesar de que haya sido analizada generalmente como una simple "disfuncionalidad".

Además, hemos ampliado el campo analítico a otros países de América Latina (México, Perú y Chile), a África (Túnez y Ruanda), al sudeste de Asia ya Europa, para tener una perspectiva más compleja, aunque no exhaustiva, sobre un fenómeno social que refleja la vulnerabilidad del mundo contemporáneo.

Con los articulos de: Raul Zelik, Andrés Felipe Mora Cortés, Claudia Giron, Angelica Nieto, Yolanda Rodriguez, Alfredo Gomez Muller, Marcela Ceballos Medina, Elizabeth Lira, Geoffrey Pleyers, Pascale Naveau, Juan-Manuel Echavarria, Etienne Balibar, Mohamed Nachi, Jean-Philippe Peemans, Pacifique Kabalisa, Marie-France Collard, Patrice Cannivez, Hugo Fazio Vengoa, Hernando Valencia Villa, Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil.

Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil (eds) / Universidad Nacional de Colombia

  Disponible en la Universidad Nacional de Colombia
  Disponible en UNPeriodico

2014

Pour une économie de la confiance en Europe. La contribution de l'économie sociale et solidaire

 

For an Economy of Trust in Europe: The Contribution of the Social and Solidarity Economy

Bilingual Edition

 

La puissance des mutations conduit l’Europe à sortir du « prêt-à-penser » et réhabiliter les innombrables formes économiques hybrides qu’elle a jusqu’ici traitées comme dérogatoires par rapport au marché ou à l’Etat. Parmi elles, l’économie sociale et solidaire (ESS), qui compte plus de 14 millions de travailleurs dans l’Union européenne et couvre l’ensemble des Etats membres.

Le caractère atypique de l’ESS n’est pas une faiblesse mais un vecteur d’innovation et de redynamisation de l’espace public. C’est une condition essentielle pour rétablir la confiance dans les activités de production et de consommation. C’est aussi le reflet d’un mouvement de société, dont le pouls bat au rythme des transformations numériques, énergétiques ou démographiques. C’est enfin le gage d’une politique de la pluralité économique, portée par les citoyens au service de leur horizon collectif.

Il ne saurait y avoir d’approfondissement de la démocratie politique sans démocratisation de la sphère économique : tel est le pari, pratique et théorique, de ce numéro de l’Option de Confrontations Europe.

Publié de façon bilingue, découpé en quatre parties (« repères et éclairages », « débats et positions d’acteurs », « perspectives anthropologiques », « en guise d’envoi »), ce numéro est le fruit d’un dialogue intense entre théoriciens et praticiens de l’économie sociale et solidaire. Avec les contributions de : Nicole Alix, Jean-Louis Bancel, Jean-Claude Barbier, Bernard Bazillon, Hervé Bompard-Eidelman, Philippe Chabasse, Jacques Defourny, Pascale Delille, Bruno Drevet, Hugues Feltesse, Benoît Hamon, Jean-Louis Laville, Alain Lipietz, Jacques-François Marchandise, Matthieu de Nanteuil, Marthe Nyssens, Nathalie Parent, Arielle Pieroni-Garcia, Claire Roumet, Bastien Sibille, Frédéric Sultan, Emmanuel Verny.

Préface de Benoît Hamon

 

At the European level, the very magnitude of the current transformations means hat we must do away with ready-made solutions and rehabilitate the numerous hybrid economic forms considered until now derogatory vis-à-vis the State or the market. One such form is the social and solidary economy: it employs more than 14 million employees throughout the EU and is present in every Member State.

The atypical aspect of the social and solidary economy should not be perceived as a weakness, but as a prerequisite for setting up socio-economic innovations and renewing the democratic public space. It is an essential condition for re-establishing trust in productive and consumption activities. It is also the reflection of a major societal movement, whose pulse beats to the rhythm of digital, energy and demographic change. And it is the guarantee of a genuine policy of economic plurality, built up by citizens to serve their collective future.

Democratisation of the economic sphere is essential to increasing political democracy: such is the practical and theoretical challenge that this special edition of L’Option by Confrontations Europe aims to address.

Bilingual and divided into four parts ("pointers and explanations", "debates and standpoints", "anthropological perspectives", "as a way of conclusion"), this document is the result of intense dialogue between academics specialised in, and social actors of, the solidarity-based economy. Its authors are: Nicole Alix, Jean-Louis Bancel, Jean-Claude Barbier, Bernard Bazillon, Hervé Bompard-Eidelman, Philippe Chabasse, Jacques Defourny, Pascale Delille, Bruno Drevet, Hugues Feltesse, Benoît Hamon, Jean-Louis Laville, Alain Lipietz, Jacques-François Marchandise, Matthieu de Nanteuil, Marthe Nyssens, Nathalie Parent, Arielle Pieroni-Garcia, Claire Roumet, Bastien Sibille, Frédéric Sultan, and Emmanuel Verny.Bastien Sibille, Frédéric Sultan, Emmanuel Verny.

Preface from Benoît Hamon

Nicole Alix, Matthieu de Nanteuil (eds) / Confrontations Europe

  Disponible sur Confrontations Europe

2013

La democracia insensible. Economia y politica a prueba del cuerpo

 

En lo que va del siglo XXI, todo parece indicar que para Occidente la "cuestión del cuerpo" es un problema resuelto. A la liberación de los cuerpos propia de la generación del 68 le sucedieron las formas sensuales de la "pipolización" y la publicidad, del carisma de los dirigentes y de la creatividad permanente en el trabajo. Desde esta perspectiva, la tarea principal de nuestra época ha sido limitarse a un conjunto de arbitrajes técnicos y procesales, desligados de todo vínculo con el mundo sensible.

Lejos de satisfacerse con representaciones apresuradas, Matthieu de Nanteuil propone revisar las contradicciones de la economía y de la política modernas. Al observar las transformaciones del trabajo y los combates por la defensa de los derechos humanos, el profesor de Nanteuil indaga en los recodos de una gran fábrica de cierto liberalismo sin contrapartida y pone de manifiesto una violencia específica que comanda a todas las demás: la que considera a los seres humanos como una colección de seres abstractos, sin cuerpo ni rostro, desencarnados.

Este libro es una contribución mayor para la crítica social y para todos aquellos que se interesan hoy por pensar la vida en común. Justamente, la crítica social debe aprender a despojarse de su envoltura estrictamente intelectual y enriquecerse con las lecciones de la experiencia sensible. La vida, el sufrimiento, la atención o la indiferencia mutua, la vulnerabilidad a la cual nos destina la muerte, la memoria de los cuerpos desaparecidos, el deseo de ser reconocido en la singularidad de una identidad sexual... constituyen los fragmentos de un análisis global de la sociedad; un análisis que evoca la unidad indisociable de la razón y de la vida, y aboga por una nueva gramática de la emancipación.

 Prefacio de Leopoldo Munera Ruiz

Matthieu de Nanteuil / Uniandes

  Disponible en Uniandes
  Libreria de la Universidad de Los Andes

La democracia insensible. Economia y politica a prueba del c...

2013

La vulnérabilité du monde. Démocraties et violences à l'heure de la globalisation

  

La chute du mur de Berlin ne comportait-elle pas la promesse d'une paix durable ? Ce livre analyse la perpétuation de violences de toutes sortes dans un monde dont le totalitarisme ne constitue plus la référence centrale.

À l'heure de la globalisation, il montre que ces violences relèvent de dynamiques hétérogènes : conflits armés, mais aussi arbitraire étatique, brutalités du capitalisme, exclusions physiques ou symboliques. Parallèlement, il souligne combien les sociétés résistent à de telles violences, en faisant usage du droit, des politiques publiques, des leviers socio-économiques, des pratiques artistiques.

Scandant les différentes parties du livre, trois études manifestent, photos à l'appui, la fonction éthique et politique de l’art. En contrepoint de la barbarie, l’aspiration à la beauté déstabilise la rhétorique de l’oubli, favorise le travail critique et le retour sur soi.

Toute la force du livre tient dans le dévoilement de ces poussées contradictoires. Quelle en sera l’issue ? Nul ne le sait. Alors que les interdépendances techniques et économiques n’ont jamais été aussi fortes, notre monde est traversé par des divisions profondes. Le sens commun est en crise. Le projet démocratique y survivra-t-il ?

Fruit d’une collaboration pluriannuelle entre l’Université catholique de Louvain et l’Université nationale de Colombie, ce livre réunit les contributions de nombreux spécialistes à travers le monde, issus de disciplines variées (philosophie, droit, sciences politiques, histoire, sociologie, psychologie). Parti d’un intérêt croisé pour un pays – la Colombie – où la violence apparaît comme une caractéristique structurelle, mais qui dispose de l’une des constitutions démocratiques les plus avancées de la région, il étend son champ de préoccupations à l’Amérique latine (Mexique, Pérou, Chili), à l’Afrique (Tunisie, Rwanda), à l’Asie du Sud-Est et à l’Europe.

Avec les contributions de: Raul Zelik, Andrés Felipe Mora Cortés, Claudia Giron, Angelica Nieto, Yolanda Rodriguez, Alfredo Gomez Muller, Marcela Ceballos Medina, Elizabeth Lira, Geoffrey Pleyers, Pascale Naveau, Juan-Manuel Echavarria, Etienne Balibar, Mohamed Nachi, Jean-Philippe Peemans, Pacifique Kabalisa, Marie-France Collard, Patrice Cannivez, Hugo Fazio Vengoa, Hernando Valencia Villa, Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil.

Matthieu de Nanteuil, Leopoldo Munera Ruiz (eds) / PUL

  Disponible sur le site des PUL

2011

Perspectives critiques en management. Pour une gestion citoyenne

Depuis 2008, le capitalisme est entré dans une crise profonde mais les canons du management restent inchangés.

Ce livre entend prendre au sérieux cette contradiction, qui caractérise la civilisation occidentale à l'aube du XXIe siècle. Loin de tout propos désinvolte ou populiste, il effectue une plongée au coeur de la discipline du management, pour analyser ses responsabilités effectives et ses perspectives transformatrices. Il questionne ainsi la capacité des sciences de gestion à nourrir une distance critique à l'égard de leurs pratiques et de leurs théories, mais aussi à répondre de leurs choix devant des citoyens de plus en plus écartelés entre obligations professionnelles, aléas économiques et désenchantement social. S'inscrivant dans la lignée des Critical Management Studies, cet ouvrage indique les conditions nécessaires à une telle entreprise, avec les incidences qui en découlent pour la recherche, la pratique et l'enseignement en gestion.

La première partie, « Fonder », pose les jalons épistémologiques et normatifs permettant d'articuler management et critique sociale; la deuxième partie, « Pratiquer », présente des recherches, menées dans une perspective critique, au sein des différents domaines de gestion : entrepreneuriat, gestion du changement, gestion internationale des ressources humaines, coaching, relations industrielles, etc.; la troisième partie, « Enseigner », partage les réflexions d'enseignants-chercheurs qui étayent leurs formations sur une conscience critique du management.

Véritable plaidoyer en faveur d'une éthique de responsabilité, cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants-chercheurs comme aux praticiens de la gestion mais aussi, plus largement, à tout citoyen soucieux d'approfondir les liens entre management et société dans un contexte de crise.

Préface de Hugh Willmott

Avec les contributions de : Rachel Beaujolin-Bellet, Farid Ben Hassel, Didier Cazal, Robert Cobbaut, Matthieu de Nanteuil, Philippe de Woot, Pauline Fatien, Pierre-Yves Gomez, François Grima, Frank Janssen, Birgitt Kleymann, Evelyne Léonard, Jean Nizet, François Pichaut, Benoît Raveleau, Christophe Schmitt, Philippe Scieur, Laurent Taskin, Pierre Veltz.

Laurent Taskin et Matthieu de Nanteuil (eds) / De Boeck

2009, nouvelle édition en 2012

La démocratie insensible. Economie et politique à l'épreuve du corps

 

Dans cet ouvrage, l'auteur propose de revisiter les contradictions de l'économie et de la politique modernes.

Suivant à la trace les transformations du travail ou les combats pour la défense des droits humains, fouillant dans les recoins de cette grande fabrique d'un libéralisme sans véritable contrepartie, il met au jour une violence spécifique qui commande toutes les autres : celle qui considère les humains comme une collection d'êtres abstraits, sans corps ni visage, désincarnés.

Cette découverte est essentielle pour tous ceux qui souhaitent aujourd'hui penser la vie commune. Elle l'est aussi pour la critique sociale : celle-ci doit apprendre à se dépouiller de son enveloppe strictement intellectuelle pour s'enrichir des leçons de l'expérience sensible. La vie, la souffrance, l'attention ou l'indifférence mutuelles, la vulnérabilité à laquelle la mort nous assigne, la mémoire des corps disparus, le désir d'être reconnu dans la singularité d'une identité sexuée... autant d'éléments qui forment, dans ce livre, les fragments d'une analyse globale de la société.

Une analyse qui rappelle l'unité indissociable de la raison et de la vie, et plaide pour une nouvelle grammaire de l'émancipation.

Publié en 2009, nouvelle édition en 2012 sur Cairn.info

Matthieu de Nanteuil / Erès

  Disponible sur Cairn.info
  Disponible aux éditions Erès
  Dossier spécial dans la revue SociologieS
  Recension Revue Etudes

2005

Eloge du compromis. Pour une nouvelle pratique démocratique

Dans le paysage intellectuel français, ce livre pourrait passer pour une provocation. Dans un contexte international, il ne fait que reprendre et approfondir ce que d'autres pays - à commencer par la Belgique - développent depuis longtemps : une certaine dose de pragmatisme politique, associée à une pratique assidue du pluralisme culturel, de la négociation collective, de la capacité à résoudre les différends.

La France a plus que d'autres incarné la hantise d'une politique coupée de ses idéaux. Là plus qu'ailleurs, le compromis y a été identifié à la compromission - le renoncement aux valeurs sur l'autel de l'arrangement. Hier stimulant, quand le politique rimait avec l'identité nationale, ce modèle est aujourd'hui dépassé. Ailleurs, le compromis est une pratique inscrite dans les mœurs et les institutions depuis des siècles. Cette situation a des qualités indéniables, mais n'est pas sans risque : à force de chercher des compromis coûte que coûte, elle peut aussi conduire à plaquer les valeurs sur de simples calculs d'intérêt, réduire le compromis au marchandage. Le contre-exemple belge en est l'illustration même.

Le compromis serait-il le mal-aimé de la démocratie ? Ou son révélateur le plus puissant ? Loin de refuser les difficultés du moment, des philosophes, sociologues et politologues ont choisi de prendre le sujet à bras le corps. Au total s'esquisse un éloge, non un panégyrique. Un éloge qui voudrait mettre l'accent sur ce qui conditionne l'entente commune : la recherche de l'accord, l'insistance sur les médiations, la supériorité de la discussion rationnelle sur toute forme de repli ou de renoncement. Mais à condition d'en prendre l'exacte mesure : en démocratie, cette volonté est indissociable de la critique. Un éloge donc, en forme d'appel à la circulation des idées.

Avec les contributions de : Dominique Leydet, Pierre Livet, Jacques Hoarau, Olgierd Kuty, Danielle Linhart, Olivier Granier, Cécile Guillaume, Florence Osty, Christian Thuderoz, Michel Lallement, Olivier Giraud, Mohamed Nachi, Matthieu de Nanteuil.

Mohamed Nachi, Matthieu de Nanteuil (eds) / Academica-Bruylant

Centre de recherche

cridis

Agir en sujets, dans des institutions en changement, au sein d’un monde globalisé, dont le devenir démocratique constitue l’un des enjeux centraux (à l’échelle locale, nationale ou internationale). Notre Centre se construit sur la conviction que la recherche doit prendre ces questions à bras-le-corps.

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